{Mes réflexions vers une consommation plus réfléchie} #1 – Les débuts

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Aujourd’hui je ne vous proposerai ni couture, ni recette. Mais on ne va pas trop s’éloigner de la cuisine …

Voilà déjà un peu plus d’un an que j’ai commencé à m’intéresser non pas qu’à la cuisine mais aussi à la nutrition et à la qualité de ce que je mange. J’ai beaucoup lu sur le végétarisme, voire le veganisme, car c’est une sensibilité alimentaire qui m’intéresse et, surtout, parce que c’est une façon de manger qui pousse à se poser la question de ce qu’on mange. A savoir : quelles sont les filières alimentaires, les traitements faits aux animaux/aux aliments, le trajet des aliments entre leur lieu de production et notre assiette, la qualité nutritive des produits selon les modes de culture, la saisonnalité des produits frais, etc.

De fil en aiguille j’ai appris que  beaucoup de produits, qui sont pourtant des produits non manufacturés, ont pu subir des modifications au fil du temps du fait de la main de l’homme (je pense notamment aux blés dont le contenu en gluten a été modifié pour faciliter le pétrissage du pain, notamment pour la boulangerie industrielle). J’ai appris les traitements faits pour conserver les aliments (comme par exemple l’exposition aux radiations), les problèmes financiers de certains producteurs du fait des marges trop grandes des distributeurs (grandes surfaces), etc.

Au final j’ai surtout réalisé que nous, humains, donc devant nous nourrir pour vivre, étions devenus des consommateurs de nourriture et qu’en tant que « consommateurs » nous étions potentiellement une manne financière pour industriels capitalistes. Il ne s’agit plus de se nourrir pour vivre bien et en bonne santé mais consommer de la nourriture de plus en plus transformée, pré-mâchée, trop grasse, trop sucrée, que l’on nous propose à grand coup de matraquage publicitaire et à des tarifs de plus en plus compétitifs, qui nous rend addicts et qui nous pousse à consommer encore, de plus en plus. J’ai réalisé que ces mêmes industriels ne traitaient pas l’aliment à sa juste valeur, de façon à ce que éthiquement il devient, en tout cas pour moi, difficile de passer outre certains procédés (il suffit par exemple de se renseigner sur le traitement fait aux animaux d’élevage ou de repenser à des scandales comme les lasagnes à la viande de cheval). J’ai réalisé que l’on avait perdu le sens du mot « se nourrir » et que cette activité, en tout cas pour moi, était assez déconnectée de mes besoins nutritifs réels. Que cela ne respectait ni la nature, ni les animaux et que, à mon sens, cela ne peut qu’entrainer notre planète et l’humanité dans le mur car nous faisons partie d’un tout et si une partie de ce tout est maltraitée alors comment imaginer que cela n’ait pas d’impact sur nous ?

Le côté santé a également été un facteur important dans mes questionnements, du fait de mon métier et du fait également que la nourriture est mise en cause dans quasiment toutes les maladies chroniques telles que cancers, maladies neuro-dégénératives, rhumatismes inflammatoires, diabète, maladies cardio-vasculaires, pour n’en citer que les plus fréquentes et handicapantes.

J’ai commencé à modifier très progressivement mon mode de consommation alimentaire. J’avais déjà, je pense, de bonnes habitudes puisque je mangeais très peu de produits manufacturés. Je suis allée vers la nourriture bio et locale autant que possible, en augmentant ma consommation de fruits et légumes, de saisons bien entendu. Je ne mange plus de produits animaux achetés en grande surface, j’ai diminué les produits laitiers et j’essaie tant que possible de ne pas consommer de produits manufacturés tels que des plats tout faits, des fromages ou préparations en barquette achetés au supermarché, j’évite les conserves et n’achète pas de produits congelés (je privilégie le frais). J’essaie d’acheter au plus juste par rapport à mes besoins pour éviter de jeter de la nourriture.

Quand on commence à repenser sa consommation alimentaire, en fait, très rapidement, on en arrive à penser à toutes ses consommations ; c’est pourquoi je m’intéresse désormais au fait de diminuer mes déchets et mes achats et d’aller à l’essentiel. Se débarrasser du superflu et réfléchir à ce que je consomme est devenu un challenge et une route vers un mode de vie plus raisonné. Et c’est une démarche qui mest agréable.

Je vois déjà les changements dans ma vie courante, je cuisine plus, je mange moins et mieux, je réfléchis plus avant de consommer. Je ne suis qu’au début. Du coup cette rubrique {Mes actions pour une consommation plus réfléchie} sera le lieu où je raconterai mes changements d’habitudes, mes découvertes, mes actions, mes rélfexions dans cette volonté de mieux consommer 🙂

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5 réflexions sur “{Mes réflexions vers une consommation plus réfléchie} #1 – Les débuts

  1. Bravo! j’adore votre approche, on est (mon épouse et moi) dans la même démarche depuis quelques semaines et on se rend compte qu’il faut pas grand chose pour changer et devenir un citoyen plus responsable (consomacteur comme on dit)

  2. Pingback: {Mes réflexions vers une consommation plus réfléchie #3} /// Le végétarisme ! | babines&bobines

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